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Le projet de loi de la députée de Compton–Stanstead, Marianne Dandurand, visant à améliorer la connectivité cellulaire en région, a franchi aujourd’hui une nouvelle étape à la Chambre des communes, alors que le Comité permanent de l’industrie et de la technologie (INDU) a entamé son étude du projet de loi C-268.

Dans le cadre de cette première séance d’étude, la députée Dandurand a témoigné non seulement de l’importance d’améliorer l’exactitude des données utilisées pour cartographier la couverture cellulaire au pays, mais aussi d’accorder une attention particulière aux besoins des communautés rurales et des routes numérotées.

« L’accès au réseau cellulaire est une question de sécurité publique, de développement économique et d’équité territoriale. Aujourd’hui, nous avons porté cette réalité directement devant les parlementaires afin de faire avancer des solutions concrètes. Ce projet de loi est une étape importante pour mieux documenter les lacunes du réseau et favoriser un déploiement plus équitable de la connectivité partout au pays », a déclaré Mme Dandurand, qui agit également à titre de présidente du caucus rural.

Le maire de Martinville, Michel-Henri Goyette, a également témoigné pour partager la réalité vécue dans plusieurs régions éloignées, mais également dans des endroits tout simplement mal desservis par les grands fournisseurs.

« Pour des municipalités comme Martinville, une communauté villageoise de près de 500 personnes sans couverture cellulaire, et ce à 20 minutes d’un grand centre, c’est un enjeu de sécurité publique. La réalité, c’est que dans une zone morte, une personne peut se retrouver dans l’impossibilité de joindre le 911 ou les services d’urgence. C’est tout simplement inacceptable en 2026! », a affirmé le maire Goyette.

« D’autant plus que les ignes fixes sur lesquelles nous pouvions compter jadis n’existent même plus. En cas de panne Internet ou de courant, nous devons prendre un véhicule à la recherche de signaux pour communiquer avec l’extérieur. Ce sont des coûts et des contraintes qui n’ont plus leur place dans notre quotidien. Je suis très heureux qu’enfin quelqu’un au fédéral prenne le bâton de pèlerin pour faire avancer ce dossier », a ajouté le maire Goyette.

Rappelons que M. Goyette avait déposé, le 16 mars dernier, une pétition marrainée par la députée Dandurand, demandant au gouvernement fédéral de prendre des mesures concrètes afin d’améliorer la couverture cellulaire dans sa communauté.

Au-delà de la sécurité publique, la députée Dandurand rappelle également que l’amélioration de la couverture cellulaire constitue un levier d’attractivité et de vitalité pour les communautés rurales.

« Aujourd’hui, la connectivité est essentielle pour attirer de nouveaux résidents, permettre le télétravail, maintenir des services de proximité et rendre nos communautés attrayantes pour les jeunes familles et les entreprises. La réalité, c’est que le manque de connectivité freine le développement de nos régions! »

Le comité INDU poursuivra son étude du projet de loi C-268 au cours des prochaines semaines. À l’issue des travaux, il pourra faire rapport du projet de loi à la Chambre des communes, avec ou sans amendement, afin qu’il puisse poursuivre son cheminement vers la troisième lecture.

S’il est adopté par la Chambre des communes, le projet de loi poursuivra au Sénat, où il peut déjà compter sur l’appui du sénateur Aucoin, engagé de longue date en faveur de l’amélioration de la connectivité au pays, qui a accepté d’en assurer le parrainage.